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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 09:51

images-copie-3Née en 1984 à Grenade, Fuensanta la Moneta est l’exemple d’une artiste à  jeune vocation. Son élan pour le flamenco apparaît dès la tendre enfance. Ses capacités innées pour la danse sont telles qu’étant encore qu’une enfant, les tablaos de Granada se la disputaient. A ce moment là elle est sollicitée pour travailler dans des spectacles organisés par les chaînes de télévision et la radio, obtenant quelques prix importants. La Moneta concilie ses études et le travail dans les zambras et tablaos pour se payer une formation de danseuse. Elle prend des cours avec les meilleurs maîtres : Manolete, Javier Latorre, Mario Maya, Juan Andrès Maya, Juana Amaya, mathilde Coral, Israel Galvan…

La Moneta décharge une telle émotion dans sa danse, que lorsqu’elle danse pour la première fois à Madrid, dans la salle Suristan, les connaisseurs et critiques en concluent qu’elle avait toutes les compétences pour devenir dans un futur proche un exemple de la danse flamenca.

Grâce à cette prestation, le magazine Alma 100 fait une interview et la mirent en première page, la mentionnant comme la danseuse la plus douée des années 80.

Outre son jeune âge, Fuensanta la Moneta a dansé dans les plus prestigieux tablaos et dans de nombreux festivals flamencos d’Europe.

Fuensanta est dotée, en plus de ses indéniables qualités artistiques, d’une expression profondément dramatique, une énorme maîtrise du « compas », une grande connaissance du chant et un talent inné qui lui permettent d’exécuter sa danse – même la plus complexe  - avec l’aisance  naturelle d’un art ancestral, sa danse paraît aussi ancienne que le flamenco qui coule dans ses veines. La Moneta obtient le premier prix « el desplante » au concours de danse du festival du chant des mines de la Union en 2003. Cela lui ouvre les portes d’importantes programmations telles qu’El Monte, la Bienal de Séville, le festival de Jerez et des pays comme le Japon, la France, l’Allemagne, USA, Mexique, Suisse…

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 11:34
Andrès Marin, jeune étoile de la danse flamenca est originaire de la région de Séville. Fils du danseur Andrès Marin et de la chanteuse Isabel Vargas, Andrès Marin commence à danser très tôt. Dès 1992, la chaîne de télévision espagnole Tele 5 et la première chaîne de télévision japonaise consacrent un reportage à son travail. Puis, il est sollicité pour être soliste et chorégraphe de plusieurs œuvres : Sadayacco en Barcelona présentée au Théâtre Space Zero de Tokyo et au Grand Théâtre d’Osaka (1993), Viva Cadiz! présentée au Théâtre Paradisio d’Amsterdam et au Théâtre Rasa de Utrecht (1994-1995) et Ay! Flamenco présentée en Finlande, ainsi qu’en Estonie. Sa renommée l’emmène sur tous les continents et il devient un indiscutable emblème du « Nuevo Flamenco ». Il donne des cours de danse à Berlin, aux Etats-Unis, à Tokyo, en Hollande … Andrès Marin et sa compagnie sont de grands habitués de la Maison de la Danse de Lyon .
 

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 11:08


Joaquín Cortés est un chorégraphe et un danseur de flamenco et acteur né à Cordoue en Espagne en 1969 au sein d'une famille gitane d'Espagne. Sa beauté physique et son extraordinaire charisme scénique font de lui l’un des danseurs les plus connus du flamenco.

 

Né en 1969 à Cordoue, Joaquín Cortés grandit dans le centre de Madrid. Son oncle Cristobal Reyes, danseur professionnel, l'encourage à s'engager dans la voie de la danse et à quinze ans il est déjà solo pour le Ballet national espagnol avec lequel il aura même dansé pour la Reine d'Espagne au Metropolitan Opera House de New York.

Il étudie la chorégraphie à Madrid avec El Güito, María Magdalena, Victoria Eugenia, Cristóbal Reyes ou encore Juana Taft. Il rejoint ensuite le Ballet nacional de España dont il devient premier danseur.

En 1990, il entreprend une carrière en solo et crée peu après sa propre compagnie, Joaquín Cortés Flamenco Ballet.

Certains critiques font de Joaquín Cortés un personnage très controversé dans les cercles les plus orthodoxes du flamenco, dans le sens où il l'accusent de pouvoir tirer parti des moyens technologiques pour créer des ambiances de mises en scène originales.

Joaquín Cortés a été mondialement reconnu non seulement comme bon danseur mais comme un excellent créateur de productions chorégraphiques.

Depuis le dernier élargissement de l'Union européenne, Joaquin Cortes n'hésite pas de défendre la communauté rom dont il est originaire pour discuter de la situation de cette minorité dans l'Union européenne.

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 11:37

Eva la Yerbabuena est née à Grenade, en Espagne. Un simple mouvement de jupe et les pans d'une infinie solitude se soulèvent. Tels sont la force d'évocation, le pouvoir de fascination d'Eva la Yerbabuena. Dès son plus jeune âge, cette artiste a fait de la danse sa raison d'être à force de ténacité, de conviction et de passion. Elle a suivi les cours du maître Mario Maya et a dansé très jeune (12 ans !) dans la compagnie de Rafae. Puis elle danse également dans la compagnie de Paco Moyano, et avec des danseurs célèbres comme Javier Latorre et Javier Barón. C'est son passage aux Abesses (Paris) en 2000 qui révèle son talent au public français. Elle a reçu le Prix national de la danse 2001 et le Prix flamenco Hoy 2001 : meilleure Danseuse de l'année. Mais elle est également reconnue à la Biennale de flamenco de Séville (en 2002), avec un Prix national de danse, pour "Flamenco de la Cava". Depuis elle continue de sillonner l'Europe, avec des spectacles comme "5 Mujeres 5". Elle est désormais l'une des plus brillantes danseuses de flamenco, car sa danse sait toucher à l'émotion dans ce qu'elle a de plus vibrant, aux sentiments les plus profonds. D’après le critique Miguel Ángel González: «Dans tous les cas, avec Eva La Yerbabuena, les notions d’émotion, de pureté et de caractère sont garanties.» Elle est assurément la seule danseuse au monde capable de porter le flamenco à son paroxysme : Eva La Yerbabuena est à n’en pas douter, une des étoiles les plus brillantes . Acclamée dans le monde entier, son flamenco est des plus flamboyants, brûlant d’authenticité et de sensualité. C’est en état de grâce que cette artiste incomparable se donne en scène, dans une technique parfaite et un climat dramatique envoûtant, qui va bien au delà du seul plaisir esthétique de voir danser : l’âme d’Eva oscille entre libération absolue et angoisse originelle, extase et mal de vivre...

 

 

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 09:18
  La plus grande des grandes...

Née à Barcelone en 1913 et morte en 1963, fille du guitariste gitan El Chino, Carmen Amaya débute la danse flamenca  à l'âge de six ans à Barcelone, puis à Paris, et finalement dans le cinéma. Elle tourne ensuite dans le monde entier. Exceptionnellement explosive et anti-académique, sa danse est restée unique en son genre malgré toutes les tentatives d'imitation. Mais, si comme bailaora , Carmen atteignait des sommets de pureté et de perfection, il ne faut pas oublier de signaler d'autres éléments complémentaires de son art inimitable, comme furent par exemple ses palmas ou battements des paumes utilisées dans le Flamenco. Des battements au son parfait, délivrés avec grâce, cadence ou rythme selon l'opportunité. On ne peut non plus placer sous silence le claquement rythmé de ses doigts, ni celui de ses castagnettes d'ivoire, comme taillées pour exécuter de véritables filigranes de dentelles sonores. Le chant fut une autre facette fondamentale de l'art de Carmen Amaya. Lorsqu'elle chantait, sa voix brute, riche de couleurs authentiques et évocatrices, fluait avec une émotion captivante et une naturalité débordante, comme le montrent ses enregistrements. Carmen Amaya est, sans l'ombre d'un doute, l'une des grandes figures mythologiques de l'art Flamenco.

 

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 09:00

Pastora Galván de los Reyes (Séville, 1980), danseuse de flamenco.

 

(photo Paco Sanchez pour Flamenco-Culture.com) www.flamenco-culture.com

Pastora Galván appartient à une famille ancrée dans la grande tradition du flamenco et constituée de sa mère Eugenia de los Reyes, de son père Jose Galván et de son frère Israel Galván. Dans ce contexte Pastora a développé le style de danse "Galvan"  mais , en même temps, elle a imposé sa propre personnalité aux différents modèles. Aucun doute qu'elle se démarque  quand elle danse por  tangos. En fait, elle est  une des meilleures danseuses de flamenco dans l'interprétation de ce modèle particulier. Elle a dansé pour la compagnie Soniquete celle de Maria Pagés. Présente à l'affiche toutes les semaines au tablao Los Gallos à Séville, Pastora est  une des danseuses les plus demandées par le public espagnol et débute une carrière internationale en se produisant régulièrement au Japon et aux États-Unis.

Elle remporte le prix Matilde Coral au XVIè Concours Nacional de Arte Flamenco de Cordoba 2001.


En 1995 et 1996 voyage aux États-Unis avec le flamenco Theater Company de San Francisco. L'année suivante, donne des cours à l'Université Stanford, en France avec la Society of Israel Galván, à Barcelone et dans d'autres milieux avec des artistes comme Eva La Yerbabuena, Fernando Terremoto, La Susi

Elle est également engagée dans le tablao Sevilla de 'Los Gallos »pour une période de deux ans.

Pour la Bienale de Flamenco de Séville en 1998, participe à Mira / Les souliers rouges d'Israel Galván, se produit à Londres et au Pérou ; a également été engagé par la chorégraphe Maria Pagés pour le spectacle La Tirana.

Dans une autre Biennale de Flamenco de Sevilla participe à la métamorphose, par Israel Galván. Par la suite, danse au Portugal, se rend au Japon où elle participe à divers festivals  dans les villes françaises comme Paris, Mont de Marsan et Biarritz. Travaille en solo durant l'année 2001 dans diverses villes européennes.

Dans le Galvánicas Biennale 2002 œuvres d'Israel Galván, avec Gerardo Núñez.

 Enregistre le flamanco pour l'audiovisuel Night, sorti en DVD sous la direction de José Galván. Cette même année elle se produit comme soliste au Festival de Montellano, en Finlande et Béziers (France).

Retour en 2003, siégeant dans la série "Flamenco viene del Sur» au Théâtre Central de Séville et du théâtre de l'Alhambra. En Mai de cette année est requise par Shoji Kojima et danse au Japon, avec l'accompagnement de Duquende et Chicuelo. Tout au long de la saison travaille à Los Angeles, San Francisco et à Las Carboneras Madrid tablao comme artiste invité.

Elle débute en 2004 au Japon avec Israel Galván

Deux Frères du spectacle, prévu au Festival de Albuquerque (USA), au Festival d'Argelès-Sur-Mer et la Deuxième Séminaire Flamenco La Havane, où elle donne des cours.

A la Bienale de Flamenco de Séville est également impliquée dans deux spectacles, aux côtés de Chano Lobato. Elle est présente au Festival de Monterrey (Mexique) avec Joaquin Grilo, qui travaille fréquemment avec elle. Aussi appelée la Niño de Pura pour certains spectacles.

En 2005, a fait le spectacle La Déesse blanche, composée exclusivement de femmes (chant, danse et TAP), partageant la scène avec Carmen Linares. Présentée plus tard dans l'année au cours de la rencontre des femmes dans le flamenco. Collabore avec le guitariste Pedro Sierra. Part pour des stages en Amérique, Mexique, Grèce, France ...

Passe par le prestigieux Festival Granaino Corral del Carbon et le festival "Flamenco in the Sun" à Miami. Elletravaille à Rotterdam, Amsterdam, Anvers et La Haye.

En 2006 commence avec douze spectacles tout au long de l'Andalousie dans le cycle «Le flamenco est jeune, de la Fundación El Monte, voyages à Oman ou Céret (France), les collaborations avec Joaquin Grilo (à Paris), l'Archange ou José Luis Rodriguez Festival Flamenco comme celle de San Pedro del Pinatar et Ojen, cours à Paris et à Lublin (Pologne), et sa première apparition au Festival de Jerez.

Et ce qui sera le plus grand défi jusqu'à présent dans sa carrière: la présentation, le 16 Septembre dans le XIV Bienal de Flamenco de Sevilla, comme star absolue de la danse, la direction française du spectacle chorégraphique d'Israel Galván et la direction artistique de Peter G. Romero.

 

Au cours de 2007,  Pastora se produit sur des scènes aussi importantes que la Gran Via Teatro de Madrid, dans le cadre de l'Andalousie Flamenco Festival organisé par l'Agence pour le développement de flamenco d'Andalousie, à la sala de Jerez, dans le prestigieux Festival de Flamenco de cette ville et dans des festivals internationaux de danse comme Montpellier (France) et  Grenade, avec grand succès et avec l'appui unanime des critiques et du public.

Sa dernière collaboration avec la chanteuse de Huelva Zambra 5,1 Arkhangelsk, l’on conduit au Teatro La Maestranza de Séville et à Malaga pour la Biennale de Flamenco. Dans ce dernier, a également participé à la pièce Trois femmes avec Carmen Grilo.

En 2008, présente son spectacle à Séville La chambre française, laissant béant Joaquin Turina et  tous ceux qui étaient là.

D'autre part, elle participe aux travaux réalisés pour le Festival Flamenco USA, avec des artistes comme Carmen Linares, Miguel Poveda, et Juan Carlos Romero, intitulé «Four Corners».

Elle a également franchi les frontières avec son école de Flamenco, va à la Fête du Printemps au Caire et à Beyrouth et est actuellement avec le grand danseur de Jerez Joaquín Grilo, dans le dernier spectacle de Dorantes Peña.

 

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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 14:43


J'ai eu l'immense privilège d'être programmée avec elle lors d'une tournée au Canada en 2004. Nous avons dansé à Vancouver, Calgary, Edmonton, Kelowna,etc. Une série des stages ont également été programmés lors de cette même tournée.  
J'ai des photos avec Concha que je publierai ultérieurement et qui illustrent une complicité de longue date. Nous faisons partie d'une même programmation dans des festivals flamencos à travers le monde, c'est ainsi que l'on s'est retrouvé au Canada, en Allemagne, à Mont de Marsan, mais aussi à Séville à la "Carboneria" et en stage à Düsseldorf à tanzhaus ( la maison de la danse).
Des souvenirs inoubliables et toujours autant de bonheur lorsqu'on se revoit.
Elle est importante dans mon parcours et dit d'ailleurs de moi avec beaucoup de fierté "
 a esta niña le enseñé yo a bailar !"
(cette petite, c'est moi qui lui ai appris à danser !)




Issue d'une famille gitane d'ouvriers agricoles de Lebrija, Concha Vargas s'est formée à la danse auprès de ses aînés, portée par le désir d'être une artiste flamenca à une époque où la danse féminine professionnelle restait mal vue. Après avoir passé dans les années 70 par les tablaos en vogue à l'époque, Los Gallos, El Café de Chinitas, elle participe à de nombreuses tournées à l'étranger et à des pièces de théâtre flamenco comme "Camelamos naquear" (Nous voulons parler) de Mario Maya, "Diálogos con Dios" avec Curro Fernández, ou "Persecución" avec El Lebrijano. En 1988 elle obtient un éclatant succès lorsqu'elle se présente seule à la Vè Biennale d'Art Flamenco de Séville. Puis elle intègre avec la danseuse Carmen Ledesma, la troupe de Pedro Bacán, El Clan de los Pinini dans une démarche de valorisation de la culture musicale des familles gitanes. Connue en France comme l'un des piliers du Festival de Mont de Marsan elle continue, depuis la mort de Pedro Bacán en 1997, à se produire avec sa propre Compagnie et à dispenser ses cours à La Carboneria de Séville. Concha Vargas est une des danseuses les plus complètes du moment, elle réunit le rythme, la force expressive et le talent. Loin de toute recherche esthétisante, de toutes les prouesses techniques, elle danse le flamenco comme un tout, un patrimoine qu'elle fait vivre et renouvelle chaque fois. Danse chaleureuse, expression individuelle certes, de son tempérament ardent, de sa connaissance intime de la musique flamenca, mais qui s'inscrit fondamentalement dans la communauté humaine. Danse gitane ancrée dans la terre, danse qui jaillit des chants comme une évidence, qui se déploie avec allure et fulgurance dans une maîtrise totale du temps et de l'espace. Danse qui épuise un corps dans un trop plein de tensions contenues.

 

 




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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 13:58


Juana Amaya 
est gitane, originaire de Moron de la Frontera, village de la province de Séville, et issue d'une famille d'artistes. Elle a 14 ans quand Mario Maya, danseur et chorégraphe, l'engage dans sa compagnie pour en faire sa partenaire dans les spectacles Ay Jondo et El Amargo. Pendant cette collaboration qui durera trois ans, elle parcourt le monde entier. De 1989 à 1994, elle danse et part en tournée avec la compagnie Cumbre Flamenca. En 1991, elle participe au spectacle Estrellas de la Bienal. En 1993, elle partage la scène avec Joaquin CortesAntonio Canales et le pianiste Arturo Pavon. En 1996, Salvador Tavora lui offre le premier rôle dans l'œuvre Carmen. En 1997, elle participe à l'oratorio de José Heredia Maya, « Un Gitano de Ley », dans lequel elle interprète Teresa. Sa force et sa passion pour la danse, son admiration pour Carmen Amaya, font d'elle une danseuse prodige dans l'expression de la danse gitane.




 "El flamenco escomo una religión"

 

 

Juana Amaya es una de las mejores bailaoras de su generación. En vivo es dos (tres, cuatro…) veces más poderosa y simpática. Gitana pura, más compás no puede tener, nos dio esta entrevista para que nosotros (pobres mortales) sepamos un poco más sobre los dioses.

 

 

-¿Cómo empezaste en el flamenco?

 

-Pues, yo empecé casi sin darme cuenta. Cuando me vi trabajando en los escenarios profesionalmente no me había dado cuenta. Empecé siendo una niña pequeñita, con nueve años, a trabajar en casetas de Morón, de Alcalá, la peña de Alcalá, con un primo hermano mío que fue quien me enseño a bailar, Ramón Barrull. Desde chiquitita, con seis o siete años bailando en la casa, los dos juntos, él era mayor que yo, tenía cinco años más que yo. Y cuando ya me di cuenta tenía trece años y estaba en la Compañía de Mario Maya de primera bailaora, bailando de pareja con él.

 

-¿Tu familia es de una tradición flamenca?

 

-Mi familia es de Morón de la Frontera con una grandísima tradición flamenca de guitarra, con la guitarra de Paco del Gastor, que es ya leyenda de la guitarra. Tiene una tradición de guitarra. El baile pues ha empezado conmigo y con Ramón. Lo que pasa es que Ramón murió muy joven y yo he seguido bailando, he seguido bailando…Ahora ahí hay mucha gente que quiere bailar, en Morón, pero el pionero ha sido él y yo lo he seguido.  

 

-¿Qué artistas flamencos fueron los que más influyeron en tu trayectoria?

 

-Primero él, Ramón, porque por él bailo y la segunda Carmen Amaya. Yo la vi en la película de Los Tarantos y desde entonces me emocioné. Yo era una niña y se me quedó la imagen y lloraba cada vez que la veía. Es como mi musa.

 

-Tu baile es bastante personal, quiere decir, hay un estilo Juana Amaya. ¿Lo has trabajado o te salió natural?

 

-Pues mira, al tener mi primero y mi único maestro un hombre, yo tengo esa fuerza de bailar de enseñanzas del hombre, de lo que es un hombre bailando. Luego yo tengo una personalidad y un carácter fuerte. Yo he trabajado con mucha gente: clásica, de otras maneras de danza… Pero a mí me ha gustado mi camino y no lo han podido cambiar. Y lo que he hecho es crear mi propia técnica dentro de la forma de baile mío. Tengo mi personalidad, porque hoy en día lo más importante de un artista es que tenga su estilo propio, de que se le vea bailar o cantar y digas “es fulano de tal”. Un artista que es muy bueno, pero no tiene su personalidad ni su forma… pues no… tiene que ser creador en su estilo. Y yo no me quería salir de la forma mía de ver el baile.

 

He trabajado con mucha gente, he hecho muchos espectáculos de todas las maneras, de todas las formas, he bailado de pareja con casi todos los bailaores que hay: Mario Maya, Joaquín Cortés, Antonio Canales, con Manolete, con Farruquito, con Ramírez…con todo mundo, hasta con un caballo de Jerez yo he bailado de pareja en “Carmen” de Salvador Távora. Y yo me tenía que arrastrar y yo le miraba y podía sacarle forma.

 

Yo tengo mi estilo, yo soy una persona que no me cambian muy fácil. Soy muy cabezona ¿no? Y no quise cambiar ni que me cambien. A lo mejor ha sido malo ¿no? Porque hoy todo mundo se está dando otro tipo de baile, otro tipo de cante, todo mundo más o menos tiene la misma escuela. Y a lo mejor para mí me ha perjudicado, yo decía “yo por aquí no entro, yo no entro a la forma de ahora”. Yo he querido bailar como yo lo siento, como a mí me gusta, y yo no me voy a vender.

 

           

-Aunque seas gitana y tengas un compás muy puro, ya has bailado con los más diferentes estilos de bailaores, como tú misma comentaste, desde Joaquín Cortés a Farruquito. ¿Cómo me explicas esto?

 

-¡Pues no te lo puedo ni decir! Yo soy una persona que soy muy valiente, me gusta experimentar en cosas buenas, o sea, hacer cosas buenas. Pero luego tengo mi forma de bailar y me quedo con mi forma… ¡Hombre! También yo no suelo criticar, cada uno tiene su forma, su personalidad, cada uno aporta lo suyo, su forma y su manera. ¡Haciéndose bien! Lo que sí puedo decir es que el flamenco es tan fuerte que no hay que cambiarlo tanto ni nada. El flamenco es muy rico para deformarlo.

 

-Entonces… ¿Crees en el flamenco fusión o eres de los que sólo creen en el flamenco tradicional?

 

-Verás… Yo para mí el flamenco es el flamenco. Flamenco hay que hacerlo flamenco. Al flamenco le ponen mucha cosa, a todos los espectáculos le ponen el nombre de flamenco. Habrá que ir y analizar si esto es flamenco de verdad. Hoy en día se le llaman flamenco a casi todo.

 

-¿Qué es flamenco de verdad?

 

-Pues el flamenco es lo que se hace de toda la vida ¿no? El bailar, el cantar, y que te canten y que te toquen. Para mí el flamenco es a lo mejor para bailar una pareja, pero no un ballet, diez personas haciendo lo mismo. Para mí eso no es flamenco, lo veo más danza.

 

-¿Cuál tu opinión sobre el flamenco de hoy?

 

-Hay mucha técnica, está muy bien, todo mundo baila bien, todo mundo canta, todo mundo se preocupa mucho. Me parece muy bien como está el flamenco, pero que no lo dejemos, que no olvidemos que el flamenco es como si se le mete al clásico jazz. Salen bailando el Lago de los Cisnes y de momento un ¡pá! y sale música de jazz. ¡Qué no le hagamos eso al flamenco! Que hay que cambiarlo porque estamos en un tiempo que todo hay que superar y adelantar y modernizarlo por el tiempo que estamos, pero que tampoco lo deformemos.

 

-¿Qué opinas de la gente de todos los rincones del mundo que viene a Sevilla a tomar clases contigo?

 

-Pienso que el flamenco se está moviendo ya un nivel muy alto. En cualquier punto del planeta hay como una familia ¿no? Como un grupo de flamenco siempre, al país que tú vayas, siempre hay alguien. Y está en un nivel muy alto, que debería de estar más porque es una música muy fuerte y hay gente que son abogados que dejan todo por el flamenco para venirse a España a estudiar, que dejan sus carreras… Es como una religión, lo considero yo. Y hay un nivel de gente del extranjero muy alto que creo que hasta se preocupan incluso más que la gente de aquí. Verás, porque no lo tienen allí y aquí la gente que lo tiene, al tenerlo aquí tan cerca, pues no le da este valor.  

 

-Tienes dos hijas, una de ellas, Nazaret Reyes, ya baila. ¿Cómo y cuándo empezaste a pasarle las enseñanzas del flamenco?

 

-A ella le ha pasado incluso más todavía que a mí. Porque mis padres no son artistas, pero ella, claro, yo tuve la niña y a los veinticinco días de dar a luz, ya me llevaba la niña en el carrito conmigo al estudio y me la dejaba al lado. Entonces, ella ahí escuchando zapateado desde que tenía quince o veinte días. Todavía más cercana ¿no? Yo bailaba embarazada con mi niña, entonces, mi niña ha sentido el flamenco todavía antes de nacer. Desde chiquitita. Yo tengo un video de un año y la niña con un sentido de ritmo y una forma de bailar, ya se le veía la forma.

 

-¿Ya hay conflicto de generaciones?

 

-Ella también tiene una personalidad muy fuerte. Ella puede tener las dos formas, porque por la parte de su padre baila la forma de bailar de Madrid, de su padre Cristóbal, de su primo Joaquín. Tiene esa rama y puede coger también la mía. Nosotros somos como caminos opuestos en la forma del baile, su padre y yo somos opuestos en ver la forma de bailar.

 

Pero ella también ya tiene su forma y personalidad. Ella ha estado empapando del baile, de verme trabajar en actuaciones que yo la llevo desde chiquitita porque no he tenido más remedio. Su padre muchas veces viene a verla y a lo mejor le dice: “¡Venga pues hazme eso!”, y salen hasta discutiendo, “No papá, eso a mí no me gusta”. Ella tiene su tipo de baile ya muy hecho, sabe lo que quiere con trece años.

 

La llevo a Los Angeles ahora, en el festival que habrá allí. Ya está empezando en algunas de las actuaciones importantes, y Nazaret Reyes va a dar mucho que hablar. ¡Hay que tener mucho cuidao con ella! ¡Va a ser muy peligrosa! 

 

-¿Y la más pequeña?

 

-La pequeñita empieza a tocar la percusión y a cantar un poquito, pero ella dice que quiere ser bailarina, de ballet. Pero es muy chiquitilla todavía, ayer cumplió cinco años.

 

-¿Hay algo que quiera decir a los que desean ser buenos bailaores?

 

-Hay que dedicarse mucho a esto. Que se quiere ser bailaor no lo pueden pillar como hobby, tiene que pillarlo como un trabajo. Estudiar mucho, escuchar mucho, cante y guitarra. El baile tiene que saber también de cante mucho para poder bailar al cante. Estudiar muchas horas y bailar mucho con el corazón, que se está perdiendo en esta época mucho. Ahora se baila más con la cabeza y la técnica que con el corazón y el sentimiento. Hay que compensar una cosa con otra para de verdad enganchar al baile. Se está preocupando mucha gente por la técnica, por la técnica, que tú los ves bailar y están tan preocupados tanto con la técnica y en hacerlo perfecto, que estás viendo técnica y no bailar de verdad.

 

-Ahora el día 4 de octubre bailarás en la Bienal de Sevilla. ¿Qué estás preparando?

 

-Voy a hacer un número, que me gusta la idea, con El Agujeta y con El Pele. Vamos a hacer un número los tres juntos por martinete, a palo seco, y eso me llama mucho la atención. 

«Le flamenco est comme une religion "  

 

Juana Amaya est une des meilleures danseuses de sa génération. En vrai, elle est deux (trois, quatre...) fois plus puissante et sympathique. Pure gitane, elle ne peut avoir plus de compas, elle nous accordé cette interview pour que nous (pauvres mortels) en sachions un peu plus sur les dieux.
    - Comment as-tu commençé dans le flamenco ?
Eh bien j'ai commençé sans trop m'en rendre compte. En arrivant sur scène en tant que professionnelle je ne me rendais pas compte. J'ai commençé jeune enfant, à l'âge de 9 ans, travaillant dans les casetas de Moron, d'Alcala, la peña d'Alcala, avec un cousin germain qui est celui qui m'a apprit à danser, Ramon Barrull. Toute petite, depuis l'âge de 6 ou 7 ans nous dansions ensemble à la maison, lui était plus âgé que moi, il avait 5 ans de plus. Et quand j'ai réalisé, j'avais 13 ans et je faisais partie de la compagnie de Mari Maya comme première danseuse, dansant en couple avec lui. 
    - Ta famille est de tradition flamenca ? 
Ma famille est de Moron de la Frontera avec une très grande tradition flamenca en guitare, avec la guitare de Paco del Gastor qui est légendaire. Il a une guitare de tradition. La danse a commençé avec moi et Ramon. Mais Ramon est décédé bien jeune et moi j'ai continué à danser. .. Maintenant nombreux sont ceux qui veulent danser à Moron, mais lui a été le pionier et moi je l'ai suivi. 
    - Quels sont les artistes flamencos qui t'ont le plus influençé sur ta route ?
Le premier fut Ramon, car c'est grâce à lui que je danse, et la deuxième Carmen Amaya. Je l'ai vu dans le film Los Tarantos et c'est ce qui m'a touché.  J'étais une enfant, l'image m'était restée et chaque fois que je la voyais je pleurais. C'est comme ma muse. 
    - Ta danse est assez personnelle, c'est à dire qu'il y a un style Juana Amaya. Tu l'as travaillé ou c'était naturel ? 
Eh bien, le fait d'avoir pour seul maître un homme, j'ai eu en moi cette force présente dans la danse et l'enseignement de l'homme qui danse. De plus j'ai un caracère et une forte personnalité. J'ai travaillé avec beaucoup de monde : classique ou autre forme de danse... Mais j'ai aimé mon chemin et personne n'a pu changer cela. Et ce que j'ai ça a été de créer ma propre technique dans mon style de danse. J'ai ma personnalité, car à l'heure actuelle, le plus important chez un artiste c'est d'avoir son style, et qu'en le voyant chanter ou danser on puisse parler "d'un tel". Un artiste peut être très bon mais sans avoir sa personnalité ni sa forme...non...il doit être créateur de son style. Et je n'ai pas voulu m'éloigner de ma vision de la danse. J'ai travaillé avec beaucoup de monde, j'ai fais beaucoup de spectacles sous toutes les formes, j'ai dansé en couple comme la plupart des danseurs : Mario Maya, Joaquin Cortes, Antonio Canales, avec Manolete, avec Farruquito, avec Ramirez, ... même avec un cheval de Jerez et j'ai dansé en couple dans "Carmen" de Salvador Tavora. Et je devais me traîner, je le regardais et pouvais obtenir la forme. 
J'ai un style, je ne suis pas quelqu'un que l'on change facilement. Je suis très "têtue", non ? Et je n'ai ni voulu changer ni voulu qu'on me change. Peut être que c'était mal, non, parce qu'aujourd'hui tout le monde adopte un nouveau style de danse, un aute type de chant, tous ont plus ou moins la même école. Et peut être qu'à moi ça m'a perturbé, je disais : 
"je n'entre pas dans ça, je n'adhère pas à cette forme actuelle." J'ai voulu danser comme je l'ai senti, comme je l'ai aimé, et je ne vais pas me vendre. 
    - Bien que tu sois gitane et que tu ais un compas très pur, tu as déja dansé avec des styles différents de danses, comme tu le disais, de Joaquin Cortes a Farruquito.  Comment peux-tu expliquer cela ?
Eh bien je ne peux même pas te dire. Je suis une personne très vaillante qui aime faire de belles choses, vivre de bonnes expériences. Mais après j'ai ma manière de danser et je la garde.... Bien sûr ! De plus, je ne critique pas, chacun a son style, sa personnalité, chacun apporte ce qu'il a, sa forme, sa manière. En le faisant bien ! ce que je peux dire, c'est que le flamenco est si fort qu'il ne faut pas autant le changer. Le flamenco est trop riche pour le modifier. 
    - Alors... tu crois au flamenco fusion ou tu es de ceux qui ne croient qu'au flamenco traditionnel ?
Tu vois... le flamenco pour moi reste le flamenco. Le flamenco se fait flamenco. On englobe beaucoup de choses dans le mot flamenco, à tous les spectacles on colle le mot flamenco. Il faudrait voir s'il s'agit vraiment de flamenco. De nos jours on met le mot flamenco sur tout. 
    - Qu'est ce que le flamenco vraiment ?
Eh bien le flamenco est ce que l'on fait toute notre vie; n'est ce pas ? Danser, chanter, que l'on chante et que l'on joue pour toi. Pour moi le flamenco peut peut être se danser en couple, mais pas en ballet, dix personnes faisant la même chose. Pour moi ce n'est pas du flamenco, c'est plus de la danse.
    -Quelle est ton opinion sur le flamenco actuel ?
Il y a beaucoup de technique, très bien, tout le monde danse bien, chante, s'y intéresse de près. ça me paraît très bien, mais il ne faut pas laisser l'essentiel, car pour le flamenco c'est un peu comme si on voulait rajouter du classique au jazz. Ils commencent à danser un lac des cygnes et d'un coup "pan" on entend du jazz. Ne faisons pas ça au flamenco. Une chose c'est vivre à une époque où il faut dépasser, avancer et moderniser, mais sans le déformer. 
    - Que penses tu des personnes qui viennent de tous les coins du monde et qui arrivent à Seville pour prendre des cours avec toi ? 
Je pense que le flamenco évolue et à un très haut niveau. Dans chaque petit coin de la planète il y a comme une famille, non ? Comme un groupe de flamenco, quel que soit le pays où tu ailles, il y a toujours quelqu'un. Il est à un très haut niveau, et devrait l'être encore plus car il s'agit d'une musique très forte. Des avocats abandonnent tout pour venir en Espagne étudier, ils laissent leur métier... C'est comme une religion, je la vois ainsi. Et le niveau chez les étrangers est très élevé, je crois même qu'ils s'en préoccuppent plus que les gens d'ici. C'est certainement parce qu'ils n'ont pas cette culture chez eux et que les gens d'ici l'ayant à portée de mains ne lui donnent pas la même valeur. 
    - Tu as deux filles, l'une d'elles, Nazaret Reyes, danse déjà. Comment et quand lui as-tu transmis cet enseignement du flamenco ? 
Il lui est arrivé la même chose que pour moi, mais encore plus. Car mes parents ne sont pas artistes, et à peine avait-elle 25 jours que je l'emmenais avec moi au studio de danse, elle restait à mes côtés.  Elle entend les pieds depuis qu'elle a 15 ou 20 jours. Encore plus tôt que moi, non ? Je dansais étant enceinte de ma fille, elle baignait dans le flamenco avant de naître. Depuis toute petite. J'ai une vidéo d'elle à 1 an et la petite avait déja un sens du rythme et un style de danse, on voyait déja le style. 
    - Il y a déja un conflit de générations ?
Elle a aussi une très forte personnalité. Elle peut avoir les deux styles, car du côté de son père elle danse au style de Madrid, de son père Cristobal, de son cousin Joaquin. Elle peut se raccorcher à cette branche, mais aussi à la mienne. Nous sommes son père et moi très opposés dans nos styles de danse et notre conception de la danse. Mais elle aussi a son style et sa personnalité. Elle s'est imprégnée de la danse, me voyant travailler en spectacles où je l'amenais depuis toute petite. Car je n'avais pas le choix. Son père vient souvent la voir et lui dit : " Allez, fais moi ceci !", et il en ressort une petite dispute : "Non papa, cela ne me plaît pas." Elle a déjà son style de danse bien à elle, elle sait ce qu'elle veut à treize ans. 
Je l'emmène à Los Angeles maintenant, dans un festival qu'il y a là bas. Elle commence déja à intervenir dans certaines grosses prestations, et on va beaucoup entendre parler de Nazaret Reyes, elle va être très dangereuse !
    - Et la plus petite ? 
La petite commence à jouer de la percussion et chante un petit peu, mais elle dit qu'elle veut être danseuse de ballet. Mais elle est trop jeune encore, elle n'a eu que 5 ans hier. 
    - Y a t'il quelque chose que tu souhaites dire à ceux qui veulent être de bons danseurs ? 
Il faut se consacrer beaucoup à cela. Celui qui veut être danseur ne peut pas considérer la chose comme un passe temps, c'est un véritable travail. Beaucoup d'étude, beaucoup d'écoute du chant et de la guitare. La danse exige aussi une grande connaissance du chant pour pouvoir danser avec. Etudier de nombreuses heures et danser avec le coeur et le sentiment. Il faut compenser une chose et l'autre pour pouvoir réellement accrocher dans la danse. Beaucoup se penchent davantage sur la technique, qu'en les voyant danser ils sont si préoccuppés par la technique et à la vouloir parfaite, que tu ne vois que de la technique et plus de la vraie danse. 
       

Por Tatiana Guedes - © Luna del Olivar. Sevilla, 28-07-2006

Traduction Française - Virginia  Pozo

 

 
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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 00:00

EL FINAL DE ESTE ESTADO DE COSAS, REDUX

(LA FIN DE CET ÉTAT DE CHOSES, REDUX)

Danse-musique

 

Chorégraphie Israel Galván

Séville

 

Galván monte sur une simple plateforme de bois noir, dont une extrémité s’ouvre en deux sous son poids. Il danse, et ses pas déclenchent un véritable tremblement de terre, des éclats d’une puissance incroyable. En quelques mouvements, les plus simples semble-t-il, il nous transporte et nous méduse tout à la fois. Chevalier de l’Apocalypse, juché sur un radeau à la gueule hurlante, il impose d’emblée sa présence sombre, extrême, terrible. Dans El final de este estado de cosas, redux, entouré d’une dizaine de musiciens et chanteurs passant du flamenco le plus pur au rock le plus enfiévré, il interprète la messe inversée de l’Apocalypse, une messe noire avec sa liturgie pétrie de la violence du monde. Son corps lit le texte de Jean, chaque pas de son flamenco libéré correspondant à une interprétation d’un verset, d’une phrase, de ce grand texte malade de la destruction à venir. « La grande Babylone est tombée/et est devenue la chambre des démons/et l’abri de tout esprit immonde/et l’asile de tous les oiseaux sales et détestables. » Aux confins de la tradition et de l’innovation, porté ou empêché par la musique et les chants, Israel Galván engage le combat, s’épuise peu à peu dans ce rituel de mort, pour mieux renaître, poussé par l’énergie du dernier souffle, jusqu’à finir par danser sur, puis dans les cercueils en un final époustouflant. L’autre intuition et grandeur de ce spectacle consiste, pour le sévillan, à avoir sans cesse croisé la lecture incarnée de ce texte ancien avec sa propre vie, à l’avoir plongé dans le monde d’aujourd’hui, là où le récit de Jean résonne d’une étrange actualité. À Beyrouth, sous les bombes de la guerre de 2006, point de départ de cette vision chorégraphiée ; aux croisements de ses rencontres avec sa famille, ses amis et ses élèves ; au gré des inspirations diverses d’un homme curieux de tout, de la tarentelle au butô. Jusqu’au cinéma de Coppola, lui aussi apocalyptique, auquel Israel Galván fait un clin d’œil. ADB

 


 

 

Le Danseur des solitudes, c’est ainsi que Georges Didi-Huberman définit Israel Galván dans le livre qu’il lui consacre. Le pluriel est important, car si le bailor danse seul, il danse pour beaucoup de monde. D’abord pour sa mère, Eugenia de Los Reyes, gitane dont il admire la gestuelle très personnelle. Ensuite pour son père, José Galván, danseur de légende, dont l’enseignement a fait école à Séville et ailleurs. Dès l’enfance, leur fils s’est construit sur deux socles, l’expressivité métisse et le souci de la perfection technique. Mais Israel Galván danse également pour tous les publics du flamenco à travers le monde. Flamenco, le mot est lancé : Israel Galván ne danse pas le flamenco, il le réinvente. À sa manière, entre tradition et modernité, de profil, pouce relevé, dans une fascinante combinaison de cambrures étranges et d’éclats redoutables. À trente-cinq ans, la violence de sa danse impressionne, ses silences soudains et ses pauses intempestives confondent, son rythme musical embrase les cœurs. Les salles se consument, se tendent, se suspendent, attendent, tétanisées, en retenant leur souffle. Pour lui, le flamenco est un langage du corps qui doit servir à prendre des risques. Au diable le piège du folklore, il peut danser Kafka et sa Métamorphose, Stanley Kubrick et son Odyssée, Jean de Patmos et son Apocalypse, puisant dans tous les registres, du classique au butô, du contemporain à l’énergie rock. Artiste, poète et philosophe andalou, Pedro G. Romero, qui cosigne les spectacles d’Israel Galván, a écrit de lui : « Personne ne doute qu’il est le danseur des danseurs, le danseur des chanteurs et que, sans lui, le flamenco serait différent. » ADB

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Virginia Pozo

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  • : Bercée depuis ma plus tendre enfance par le Flamenco, je l'enseigne depuis plus de vingt ans. Le flamenco est un héritage profondément ancré en moi, ma culture. Mon souhait à travers ce blog est de le promouvoir comme je le vis et le transmets lors de mes spectacles ou auprès de mes élèves, sans le dénaturer, lui garder son essence originelle.
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